Ce jour nous accueillons, Louise, dans la Cité des Interdits

Et nous partons dans notre enquête,

cueillir une nouvelle utopie ?!

Bonne écoute

 

Les cartes :

88.

11.

13.

8.

71.

 

Les musiques :

 

Jungle rootz – Scatter

Dope DOD – Groove fut Redman

MrGasmask – Zynzpz

 

Avec :

Alain DeBorniol : créateur cartes et jeu

Bastien Mathis : technicien

Et Louis notre invitée

 

Bisou

 

Florie, ou l’oracle plume de la Cité ? Haha

On a écouté en attendant notre petit monde :

Seven tears are flowing to the river de Nargaroth

 

♥️♥️♥️♥️♥️♥️

 

 

Le portrait post émission

Pensé par Alain

La musique comme discipline du dépassement

 

 

Ouvrir le passage de l’effort à la maîtrise

Louise se force à traverser les phases arides de ses incertitudes et de ses douleurs d’enfance, ces inquiétudes qui habitent encore la compositrice. Elle « fait des gammes », elle « bouffe de la technique », non par goût de la contrainte, mais pour conquérir une liberté plus grande. Son but est d’atteindre ce stade où la technique s’efface enfin, où « c’est cool », et où la musique peut se manifester d’elle-même, pure et vivante.

L’autodidaxie est pour elle une véritable épreuve initiatique. Sans mentor extérieur immédiat, elle devient sa propre guide. La musique se transforme ainsi en terrain d’expérimentation de sa volonté : un espace où elle apprend à sortir du chaos intérieur et à se révéler.

La métamorphose et la mort de l’ego

Chez Louise, la création artistique est indissociable d’une transformation intérieure profonde. Lorsqu’elle évoque les cartes symbolisant la mort ou le changement, elle parle de « lâcher des habitudes », de se défaire des repères matériels trop rigides ou craintifs. Accéder pleinement à son art exige de mourir à une ancienne version de soi pour laisser émerger une conscience plus vaste et plus libre.

Elle aime le chaos. Elle affectionne ces listes de « cinquante trucs » à faire. Ce qu’ailleurs on pourrait vivre comme surcharge ou obstacle, elle le perçoit comme le terreau nécessaire à son renouveau. Le désordre n’est pas ennemi : il est matière première de sa renaissance.

De la réalité intime à l’utopie du partage

Son art n’est pas une quête solitaire. Louise fabrique patiemment l’instrument de sa propre transformation — sa « boîte à métamorphoses du chaos » — pour finalement le projeter vers l’extérieur. Son utopie, c’est précisément le partage.

Elle aspire à créer un espace où elle peut exister pleinement avec les autres, où sa musique devient lieu de rencontre authentique.

Son tableau blanc, rempli de tâches, interroge sans cesse la page blanche — ce lieu souverain parsemé d’interrogations, de chemins de disharmonies et de réconciliations.

Ce que fredonne Louise est une musique des cordes sensorielles. À l’écouter, on vibre avec elle, emporté par son authenticité créative et par toutes les vibrations émotionnelles qui traversent sa sensibilité conquérante. Dans l’emballage-cadeau de ses compositions électroniques — boîtes à rythmes, textures sonores, pulsations organiques — elle offre aux amateurs d’écoutes sensorielles une œuvre qui invite au dépassement partagé