Nous partons enquêter cette semaine avec Loey de la Cité !





Les musiques :
Les mythos de Théodora
The dîner de Billie Eilish
Thelma et Louise de Solange et Yoa.
Avec
Alain De Borniol, créateurs des cartes et du jeu et amoureux des arts
Loey notre invitée
et Bastien Mathis à la technique.
Bonne écoute
Bisou
Florie !
Et le portrait post émission fait par Alain
L’éclat du noir
À vingt ans, Loey ne détourne pas les yeux lorsque le monde se défait. Elle habite cette lisière fragile où le cirage — noir qui protège et engloutit — effleure la réalité. Là où d’autres sombrent, elle se frotte au vertige d’un pas nu, transformant le choc en un murmure lumineux.
Sa force est une métamorphose audacieuse : elle respire l’ombre pour en extraire une clarté douce. Ce chaos qu’elle assimile devient une sagesse vivante, une peau neuve qui embrasse l’aspérité sans jamais se durcir.
Plus qu’une simple image, elle est une vibration puissante. Sa présence n’affronte pas l’obscurité, mais l’accueille, nous éclairant avec sa bienveillante utopie.
Un sourire qui s’entrouvre comme une lueur sous une porte close. On la dirait menacée par le vent. On se trompe. Sa beauté n’habite pas les lignes du visage ; elle naît dans l’instant où le cirage touche la peau du monde – ce noir qui protège et qui engloutit.
Quand surgit l’anomalie, quand le réel tremble et que le malaise des images perdues effleure l’âme, Loey ne détourne pas les yeux. Elle ne cherche pas à refermer la brèche ni à en chasser l’ombre. Elle s’approche, pieds nus sur la lisière. Elle frôle le vertige sans y choir, car elle sait que fuir l’obscurité, c’est déjà s’y noyer.
Et dans ce frôlement naît sa lumière.
Une confiance qui n’est pas armure mais souffle intérieur, une présence si attentive qu’elle transforme le choc en murmure. Les bourrasques la traversent ; elle les laisse passer, puis les accueille dans son émulsion intime. Ce qui pourrait ternir devient ce qui fait briller. Rudesse métabolisée. Chaos digéré en clarté douce.
Sa sagesse n’est pas un état lisse, figé loin des aspérités. Elle est régénérescence fragile et continue : une peau neuve tissée à chaque rencontre avec le noir, une douceur qui encaisse sans se durcir, une force qui dit oui au lieu de non.
Loey n’est pas de celles qu’on admire en surface.
Elle est de celles qu’on porte en soi après l’avoir côtoyée.
Une jeune femme qui marche au bord du cirage – protecteur et gouffre à la fois – et qui garde, au creux d’elle, cette petite flamme muette qui change le contact avec l’étrange en pure vibration lumineuse.
Pas parfaite.
Vraiment vivante.
Son utopie est sa sagesse
Elle nous éclaire de sa bienveillance