Ce mardi 16 juin nous sommes partis vers le bel idéal de Géraldine
Amour amour,

bonne écoute !
Les cartes :





Les musiques : Pauline Croze « t’es beau »
Ed Harcourt » let love not weigh me down »
Lubiana « Farafina mousso »
le portrait d’Alain :
Le portrait de /ce moment avec/ Géraldine par alain :
L’Amour au cœur de l’Éclipse… Elle se demanda d’abord si elle n’avait pas été déposée dans une image. Le ciel était d’un bleu trop pur, la lumière trop contrastée. Devant elle se tenait un grand pélican rose, comme un gardien. Elle portait encore son masque — ce visage mi-chevalier, mi-as de pique — et ne savait pas s’il la protégeait ou si elle s’en protégeait elle-même.Puis elle vit la femme nue sur la plage. Le corps était détendu, offert, sans défense. En le regardant, Géraldine ressentit un trouble : ce corps n’était pas tout à fait étranger. C’était comme un reflet d’elle-même, sans les vêtements ni les armures. Et si je pouvais me tenir ainsi, sans rien entre moi et le monde ? Le pélican veillait. Le masque glissa légèrement.Elle marcha.Le chemin s’enfonça alors sous une éclipse. Le jour s’éteignit. Au sommet d’un mât, un crâne doré brillait faiblement. Tu marches vers ta propre fin, disait le silence. La fin d’un cycle. La fin de l’ancienne image d’elle-même.Dans l’obscurité, vinrent les confrontations. Un être aux yeux vides apparut, et face à lui surgit son propre double : un profil noir, inachevé, traversé d’une colère ancienne. Les deux visages se rapprochèrent jusqu’à presque se toucher. Elle appela cela la torture. Voir sa propre ombre se superposer à sa lumière était une agonie. Dans cette nuit, elle perdit ses certitudes. L’angoisse devint son paysage. Elle habitait ce moment où l’ancien monde a disparu et où le nouveau n’est pas encore né.Puis l’éclipse commença à se décaler.Elle émergea dans un jardin. Au centre, une abeille bleue reposait dans une alvéole rouge, entourée d’un mandala d’abeilles en mouvement. C’était un point fixe, un centre.Elle s’approcha et prit la carte entre ses mains. Elle la tint contre sa poitrine comme on tient quelque chose de précieux. Et dans ce geste, une reconnaissance la traversa : cette reine au centre du mandala n’était pas une découverte. C’était la même femme nue de la plage, celle qu’elle avait d’abord regardée comme une étrangère. Ce qu’elle avait cru voir au-dehors était déjà en elle, simplement voilé.Elle pleura. Les larmes lavaient ce qui restait de la nuit.Tout ce qu’elle avait traversé n’avait pas eu pour but de l’éteindre, mais de l’élargir. L’éclipse n’était pas la mort du soleil, mais la révélation de ce qui avait toujours été là, derrière les défenses. Au cœur de cette immensité retrouvée, il y avait l’amour — non comme un sentiment, mais comme la force silencieuse qui avait rendu possible le passage de l’ombre à la lumière.Elle retira son masque et le posa au pied de la ruche, comme une offrande.Elle se leva et sourit.L’éclipse était passée. Quelque chose de doré brillait désormais en elle, et la vie, tout autour, dansait.
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Avec Alain de Borniol comme enquêteur et créateur jeu et cartes
Bastien Mathis à La technique
Et moi ^^ !
BISOUS
Florie.