À quoi ressemblera la forme sociale de demain ? Si la société et la nation ont remplacé les communautés avec l’ère moderne, nous pouvons légitimement nous poser la question de ce que l’hypermodernité fait émerger ? Un retour aux communautés est-il envisageable alors que la concurrence avec les réseaux sont tangibles ?
En partant de Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism, Benedict Anderson explique comment une formation commune et de nouveaux moyens de transport ont permis aux fonctionnaires créolisés, des colons, de participer à la création d’un imaginaire national lors de leurs déplacements dans les territoires. Qu’en est-il aujourd’hui, à l’heure de l’hypermodernité et de la méfiance envers les institutions nationales ?
L’éco-quartier Flaubert de Grenoble offre un terrain d’étude pour explorer cet interstice : une cité dans la cité, un monde dans le monde. Quels réseaux et quelles circulations pour, non plus partir d’une communauté englobante vers une société-horizon, mais trouver cette nouvelle forme-de-vie liquide ?
Avec les scores historiquement bas de confiance politique, la liquidation de la société et la fragmentation des idéologies, les conditions d’émergence de la nation comme unité politique sont complètement défigurées. Alors, est-ce que cette configuration nouvelle permet l’émergence d’une nouvelle unité politique ou sociale ? Est-ce que les conditions socio-historiques actuelles permettront une réémergence ou l’apparition d’une nouvelle forme, ni communauté ni nation ? Et si oui, quelle sera-t-elle ?
Anthony YOUSSEF, doctorant en sociologie en 1ère année, est encadré par Florent Godez (UGA) et Stéphane VIBERT (uOttawa) au sein du labo Litt&Arts.
Avec YOUSSEF ANTHONY , doctorant à l’université Grenoble Alpes….
Animation : Guy Raoul Konan.
Technique : Louis HOOS-CAUVIN