La littérature africaine est bien souvent marquée par la représentation des situations socio-politiques qui traversent le continent, entre autres, la violence de la guerre, des génocides et de la colonisation. Pour représenter cette réalité, les auteur.ices ont beaucoup parlé de la figure de l’enfant-soldat, un véritable fléau dans le monde : Selon l’UNICEF on a compté entre 2005 et 2022, 315 000 cas de violations contre les enfants dans des conflits en Afrique mais aussi en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine.
Mais au-delà des chiffres froids et rationnels, la littérature cherche à humaniser ce phénomène, en mettant au centre du récit ces enfants qui, peu à peu, perdent leur famille, le sens commun et une part de leur identité à mesure qu’ils sont confrontés à l’horreur de la guerre.
Pour discuter de ce sujet délicat, nous avons rencontré, en direct de la bibliothèque de l’UFR SoCLE, Moustapha Dème, assistant d’édition au centre Mersenne de Saint Martin d’Hères et auteur du mémoire La Représentation des enfants-soldats dans la littérature : le langage comme expression identitaire et de violence. dans lequel il analyse cette figure encore mal connue à travers trois ouvrages : Sozaboy de Ken Saro-Wiwa, 1998, Allah n’est pas obligé d’Ahmadou Kourouma, 2000 et Bêtes sans patrie de Uzodinma Iweala, publié en 2005.
Merci encore à la bibliothèque SoCLE d’avoir accueilli ce plateau radio !
Sons :
- Lecture de Sozaboy de Ken Saro-Wiwa, réalisée par Moustapha Dème
- Warchil – Emmanuel Jal
Animation : Julie
Technique : Louis