Ce mardi, nous ouvrons la Cité des Interdits, en nombre et en famille !

Sativa et Samuel sont nos invités, Mathouuuu se joint à nous

Bonne écoute !

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Les musiques :

Peyi mizik, Jean Jean Roosevelt

Historia de Samba, Joyce Moreno

Les derniers seront toujours les 1ers, Philippe Katerine.

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les

cartes :

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Invités : Sativa et Samuel

En + : Mathouuuu

à la technique :  Bastien

Aux images et maître des jeux : Alain

Pour les liens : Moi même !

 

Bisou,

Florie.

 

Portrait de Sativa :

la pudeur est la barrière qui protège le corps et son exhibition, tandis que le secret (ou jardin secret) est la voûte qui protège l’âme et son contenu psychique. Ils sont tous deux essentiels à la maturation psychique et à l’établissement de la frontière entre l’autrui, le public et l’ Intime

La dualité et la réflexion. Le rêve où l’enfant chante pour les insectes symbolise l’espace de l’expression et de la permission de soi. La communication est déjà filtrée, notamment par l’omission du rouge lors de la retranscription de l’histoire, signalant une première pudeur interprétative. La beauté de la pudeur au-delà de la naïveté. Il est frappant de constater à quel point la pudeur dès l’âge de huit ans constitue un réflexe fondamental.

 

Elle n’est pas une simple rétention, mais le soin apporté à garder pour soi ce que l’on croit être le plus précieux, l’essence de l’estime et de l’identité. Chez Sativa, le bonheur de l’imaginaire croise inéluctablement cette pudeur. L’analyse de son récit révèle une beauté et une pureté souvent mal interprétées comme de la naïveté. Or, cette pudeur est bien plus que cela. C’est un mécanisme d’affirmation instinctive de la construction de soi.

 

Par les ellipses narratives et le non-dit de son histoire, l’enfant exerce une forme de souveraineté innée. Elle affirme de manière inconsciente l’authenticité et la singularité de son identité. Le récit devient alors un geste unique. La pudeur, l’acte de se préserver permet d’ériger le jardin secret, l’idéal. Ce lieu n’est pas conceptualisé par l’enfant, mais il est puissamment manifesté comme un lieu utopique où elle peut exister sans être entièrement livrée au regard extérieur.

 

C’est là que réside la réalité singulière du récit. La pudeur est la capacité instinctive de l’inconscient à préserver l’essence de soi. Sativa nous révèle, au travers de son jeu, que cet être en soi et son idéal utopique ne sont pas des chimères lointaines, mais des espaces que chacun de nous crée et maintient par l’acte subtil et pur de se préserver. Il n’y a pas de naïveté dans cet instinct, mais la souveraine affirmation de ce que l’on est.

AB.