Aujourd’hui nous accueillons FX pour ce jeu d’enquête radiophonique vers cette utopie du jour.

 

Bonne écoute !

 

les cartes

2.

11.

20.

50.

70.

 

Musiques:

Hindi zahra : stand up

la cafetera roja : rolex

soom T : Bomb  our yard

 

Avec Alain de Borniol : créateur du jeu et des cartes

Bastien à la technique

Fx notre invité

et moi !

 

Bisou

 

Florie.

 

Le commentaire par Alain :

Le Voyage de FX

 

Tout commence par un point d’ancrage, une petite bête familière : la punaise. Dans la Cité des interdits, elle n’est pas un simple insecte, elle est le gendarme de nos jardins d’enfance et le siège de notre inconscient. Pour FX, ces punaises ne sont pas derrière lui, rangées dans le passé ; elles sont superposées au présent, activant une mémoire contemplative née à la campagne. Elles sont le socle, le clou qui fixe l’image du « Moi » sur la toile du monde.

L’enquête nous fait alors traverser des dimensions mouvantes. On quitte la pellicule plate pour plonger dans une profondeur de champ où les imaginaires s’entremêlent : du Japon stylisé aux forêts denses, jusqu’aux sables spirituels de l’Égypte.

C’est ici que s’opère une transaction sensible unique. FX nous confie être « très physionomiste » mais « mauvais pour les prénoms ». En réalité, il échange l’identité sociale — ce nom que l’on nous donne — contre une identité émotionnelle — ce trait de caractère que l’on dégage. Pour lui, un paysage est une émotion, et une émotion est un visage.

Dès lors, l’Ubiquité devient son outil de navigation. Elle est cette faculté de reconnaître un être cher dans les lignes d’un nouveau décor.

• L’Ailleurs n’est plus loin : il est contenu dans l’expression d’un masque de chat, prince du cosmos et jongleur d’univers.

• L’Autre n’est plus un étranger : il devient une partie intégrante du paysage intérieur.

L’idéal qui émerge de ce tirage est celui d’une réconciliation totale. C’est la fin des frontières entre le « Moi » et le « Monde ». L’omniprésence, c’est l’ubiquité de l’esprit capable d’être ancré dans la précision de l’instant tout en embrassant la pluralité des mondes qui gravitent autour.

En refermant ce jeu, une phrase de FX résonne comme la clé de son utopie : « On est bien partout. » Car si le visage de l’autre est partout, si le monde nous ressemble, alors nous ne sommes jamais seuls. Nous sommes, enfin, toujours chez nous.