Ce jour nous accueillons dans la Cité des Interdits un jeune peintre, Ari Saunders.
L’enquête a pour but de savoir, au regard du récit des cartes, quel pourrait-être son idéal, son utopie…
et voilà son jeu petit à petit :
Carte 1

Carte 2

carte 3

Carte 4

Carte 5

La révélation alors ?
Le portrait d’Alain pour Ari :
Ari se révèle dans le nuage de l’utopie
Dans sa quête de découverte, Ari se concentre avec subtilité sur les figures qui composent l’originalité de ce tirage de cinq cartes. Il a une forte intuition qui œuvre à la compréhension de ce qu’il perçoit de la réalité active évoqué, mais aussi de ce qui est suggéré par le dessin.
Si rien n’échappe à son observation, c’est qu’elle est guidée par le thème de notre enquête; la découverte d’une utopie qui lui est propre et intime.
La première carte masque, la honte et d’entrée de jeux, il décrit les sujets de cette réalité féroce. Ici, d’une Mona Lisa, personnage principal face à ce qui lui fait peur ou ce dont il a honte. L’illustration forte et colorée est interprétée comme un moyen de rendre la honte supportable et vivable. Ari qui est profondément artiste, rappelle à notre attention le chef-d’œuvre de la peinture.
L’analyse de la figure crucifiée mène à l’idée d’une émancipation des croyances et du dogme vers un état personnel et une « révision » de l’histoire et des symboles établis. La croix est même réinterprétée comme l’ego dont il faut se débarrasser.
La dernière carte introduit la vanité (le memento mori – souviens-toi que tu vas mourir) à travers la tête de mort, mais la marche du personnage suggère une acceptation confiante, presque paisible, de cette réalité macabre.
Le nuage passe… dans le flou de l’intuition Ari comprends qu’il y a un ailleurs dans la réalité, représentée et vécue par chaque personnage. L’utopie est située « dans l’intérieur de nos imaginations » et le rêve de perfection contraste avec la réalité intérieure perçue comme « loin de la perfection qu’on imagine soi-même. »
Hegel (XIXe siècle) : Dans son Esthétique, il considère que l’art est une des formes de l’Esprit se prenant pour objet et s’exprimant sous forme sensible. L’œuvre d’art est un « déploiement extérieur du concept, » une façon pour l’Esprit de se révéler dans la matière.
Dans le domaine artistique, la « révélation » est souvent liée à l’avant-garde qui cherche à créer un art authentique en rupture avec les conventions, ou à des mouvements qui veulent révéler l’inconscient ou l’idéal.
C’est Ari lui-même qui a prononcé le mot « révélation», lorsque nous avons cherché ensemble où se cachait son idéal…
Ainsi, la révélation apparaît moins comme un éclat soudain venu d’ailleurs que comme l’utopie intime d’Ari : un territoire intérieur où la honte se transfigure, où la croix devient détachement et où la mort elle-même s’apprivoise. En traversant ces images, Ari ne cherche pas une vérité absolue mais l’émergence d’un idéal sensible — un lieu où l’âme s’autorise à se voir autrement. À la manière de l’Esprit chez Hegel qui se manifeste dans la matière, Ari fait de l’art un miroir où son propre concept d’utopie se déploie. La révélation n’est donc pas un dévoilement miraculeux, mais l’acte créatif par lequel il reconnaît que son idéal existe déjà : dans le profond nuage de son imagination, là où l’œuvre devient le lieu même de sa découverte de soi. »
BISOUS
florie.
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avec Alain B auteur du jeu et des cartes
Bastien notre technicien
Ari notre invité