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	<title>Campus Grenoble</title>
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	<copyright>© 2026 Radio Campus Grenoble</copyright>
	<itunes:subtitle>Les podcasts de Campus Grenoble 90.8</itunes:subtitle>
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	<title>Campus Grenoble 90.8</title>
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		<title>Obsessions Textuelles &#8211;  17 Novembre</title>
		<link>https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-17-novembre/</link>
		<pubDate>Thu, 23 Nov 2017 13:07:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Campus Grenoble</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2017-2018 Obsessions textuelles Obsessions textuelles, l’émission où Philo s’habille et se déshabille de jazz Lionel vous propose une émission autour d’une phrase. Novembre 2017 :  L’idéal et le réel dans Sylvie de Gérard de Nerval « Il y a avait de quoi... <a class="more-link" href="https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-17-novembre/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
		<itunes:subtitle>2017-2018 Obsessions textuelles Obsessions textuelles, l’émission où Philo s’habille et se déshabille de jazz Lionel vous propose une émission autour d’une phrase. Novembre 2017 :  L’idéal et le réel dans Sylvie de Gérard de</itunes:subtitle>
		<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>2017-2018</strong><br />
<strong>Obsessions textuelles</strong></h3>
<p style="text-align: center;">Obsessions textuelles, l’émission où Philo s’habille et se déshabille de jazz<br />
Lionel vous propose une émission autour d’une phrase.<br />
Novembre 2017 :  L’idéal et le réel dans Sylvie de Gérard de Nerval<br />
« Il y a avait de quoi faire un poète…<br />
Je suis le Ténébreux,- le Veuf, &#8211; l’Inconsolé<br />
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie<br />
Ma seule Étoile est morte, &#8211; et mon luth constellé<br />
Porte le Soleil noir de la Mélancolie et je ne suis qu’un rêveur en prose<br />
Ce mois-ci, notre phrase sera extraite d’une nouvelle intitulée Sylvie. L’œuvre est en proie à un<br />
désir complexe, travaillé à la fois par un Idéal sublime et par l’espérance d’un Sol. Nerval voudrait<br />
bien « reprendre pied sur le réel », rêver d’une terre chaleureuse dans laquelle il pourrait loger ses<br />
chimères &#8211; ne pourrait-il pas s’en tenir à la tendre chaleur d’un foyer ? &#8211; mais non, selon l’adage<br />
rimbaldien, « la vraie vie est ailleurs », la vérité de l’être est toujours désirée mais sans cesse<br />
absente. Cette nostalgie de l’être, cette ambivalence de la quête, s’incarne en de multiples visages<br />
féminins…<br />
Voici donc notre phrase, extraite de la nouvelle de Gérard de Nerval de 1852 :<br />
L&rsquo;une était l&rsquo;idéal sublime, l&rsquo;autre la douce réalité<br />
Le réel peut être rêvé comme un foyer apaisé à la chaleur de l’âtre, comme la « douce réalité ». On<br />
pourra alors parler de l’idylle, ce poème du genre bucolique ou pastoral, ayant pour sujet les amours<br />
des bergers.  « Ce serait l&rsquo;idylle antique, la vie pastorale rêvée par tous les poètes bucoliques comme<br />
dans les romans champêtres de Georges Sand ». Des amours naïves et tendres vécues par deux êtres<br />
dont la fraîcheur des sentiments n’aura pas été meurtrie par les affres du Manque d’être et le désir<br />
de l&rsquo;Idéal.<br />
Mais la nouvelle fait surtout entendre une poésie sentimentale ou élégiaque, qui chante un idéal<br />
sublime, à jamais perdu : l’Idéal se signale alors par son absence, comme l’objet perdu du Désir. Le<br />
poète fait alors entendre les déplorations de son cœur, la noire mélancolie d’une peine secrète.<br />
Enfin, il est des moments relevant de la satire : à travers la voix du narrateur, le poète tourne en<br />
dérision les défauts et les vices du pathos romantique, habité d’un terrible secret dans un monde<br />
froidement objectif, solennel et théâtral dans un monde simplement quotidien.<br />
En résumé, l’Idylle, l’élégie voire la satire, voilà trois manières de rapporter l’idéal au réel. Si Gérard<br />
de Nerval reste fidèle au tropisme romantique, à savoir « l’épanchement du songe dans la vie réelle&amp;quot;,<br />
cet épanchement reçoit des formes subtiles et incarné en visages de femmes. Le récit de Sylvie fait<br />
donc jouer l’opposition de l’idéal et de la réalité aux différents niveaux des personnifications de<br />
l’existence.</p>
]]></content:encoded>
		<itunes:summary>2017-2018
Obsessions textuelles
Obsessions textuelles, l’émission où Philo s’habille et se déshabille de jazz
Lionel vous propose une émission autour d’une phrase.
Novembre 2017 :  L’idéal et le réel dans Sylvie de Gérard de Nerval
« Il y a avait de quoi faire un poète…
Je suis le Ténébreux,- le Veuf, - l’Inconsolé
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie
Ma seule Étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie et je ne suis qu’un rêveur en prose
Ce mois-ci, notre phrase sera extraite d’une nouvelle intitulée Sylvie. L’œuvre est en proie à un
désir complexe, travaillé à la fois par un Idéal sublime et par l’espérance d’un Sol. Nerval voudrait
bien « reprendre pied sur le réel », rêver d’une terre chaleureuse dans laquelle il pourrait loger ses
chimères - ne pourrait-il pas s’en tenir à la tendre chaleur d’un foyer ? - mais non, selon l’adage
rimbaldien, « la vraie vie est ailleurs », la vérité de l’être est toujours désirée mais sans cesse
absente. Cette nostalgie de l’être, cette ambivalence de la quête, s’incarne en de multiples visages
féminins…
Voici donc notre phrase, extraite de la nouvelle de Gérard de Nerval de 1852 :
Lune était lidéal sublime, lautre la douce réalité
Le réel peut être rêvé comme un foyer apaisé à la chaleur de l’âtre, comme la « douce réalité ». On
pourra alors parler de l’idylle, ce poème du genre bucolique ou pastoral, ayant pour sujet les amours
des bergers.  « Ce serait lidylle antique, la vie pastorale rêvée par tous les poètes bucoliques comme
dans les romans champêtres de Georges Sand ». Des amours naïves et tendres vécues par deux êtres
dont la fraîcheur des sentiments n’aura pas été meurtrie par les affres du Manque d’être et le désir
de lIdéal.
Mais la nouvelle fait surtout entendre une poésie sentimentale ou élégiaque, qui chante un idéal
sublime, à jamais perdu : l’Idéal se signale alors par son absence, comme l’objet perdu du Désir. Le
poète fait alors entendre les déplorations de son cœur, la noire mélancolie d’une peine secrète.
Enfin, il est des moments relevant de la satire : à travers la voix du narrateur, le poète tourne en
dérision les défauts et les vices du pathos romantique, habité d’un terrible secret dans un monde
froidement objectif, solennel et théâtral dans un monde simplement quotidien.
En résumé, l’Idylle, l’élégie voire la satire, voilà trois manières de rapporter l’idéal au réel. Si Gérard
de Nerval reste fidèle au tropisme romantique, à savoir « l’épanchement du songe dans la vie réelleetamp;quot;,
cet épanchement reçoit des formes subtiles et incarné en visages de femmes. Le récit de Sylvie fait
donc jouer l’opposition de l’idéal et de la réalité aux différents niveaux des personnifications de
l’existence.</itunes:summary>		<itunes:image href="https://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2017/11/unnamed-1.jpg"></itunes:image>		<enclosure url="http://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2017-2018/EmissionSpeciale/20171118obsessiontextuelle.mp3" length="71963167" type="audio/mpeg"></enclosure>
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		<title>Obsessions Textuelles &#8211; 10 octobre</title>
		<link>https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-10-octobre/</link>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2017 13:54:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Campus Grenoble</dc:creator>
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		<description><![CDATA[2017-2018 Obsessions textuelles l’émission où Philo. s’habille et se déshabille de jazz&#8230; &#160; Lionel vous propose une émission philosophique autour d’une phrase ou d’un texte. Ces phrases seront comme des vagues qui renverseront le frêle esquif où nous avions pris... <a class="more-link" href="https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-10-octobre/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
		<itunes:subtitle>2017-2018 Obsessions textuelles l’émission où Philo. s’habille et se déshabille de jazzand#8230; andnbsp; Lionel vous propose une émission philosophique autour d’une phrase ou d’un texte. Ces phrases seront comme des vagues </itunes:subtitle>
		<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><strong>2017-2018</strong><br />
<strong>Obsessions textuelles</strong></h3>
<p style="text-align: center;"><strong>l’émission où Philo. s’habille et se déshabille de jazz&#8230;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">Lionel vous propose une émission philosophique autour d’une phrase ou d’un texte.<br />
Ces phrases seront comme des vagues qui renverseront le frêle esquif où nous avions pris<br />
refuge. Tout éclaboussé d’une fraîcheur retrouvée, nous verrons alors le soleil darder de<br />
ses rayons l’eau vivifiante…<br />
Ce mois-ci, David Hume.<br />
1739, il rédige son œuvre principale en France, à La Flèche, dans la Sarthe, là même<br />
où Descartes fit ses études. Le livre, Traité de la nature humaine, n’aura pas de succès<br />
mais il va persévérer&#8230; Il deviendra célèbre, il fréquentera les encyclopédistes et les<br />
salons parisiens, connaîtra Rousseau, l’invitera à se réfugier en Angleterre, avant que ce<br />
dernier ne se fâche…<br />
1776, Hume  meurt à Edimbourg où il était nait 65 ans plus tôt.<br />
Voici donc la phrase écrite en France par notre jeune homme de 23 ans :<br />
« L’esprit est une sorte de théâtre où différentes perceptions font successivement<br />
leur apparition, passent, repassent, glissent et se mêlent en une infinie variété de<br />
positions et de situations. »<br />
J’ai longtemps pensé que Hume était le destructeur du Moi alors qu’il en est au<br />
contraire l’architecte patient, capable d&amp;#39;en reconstituer les strates et les matériaux.<br />
Si l’identité que nous attribuons à l’esprit de l’homme n’est qu’une identité fictive, cette<br />
idée du moi n’est pas du même ordre que les autres, elle est une fiction produite par les<br />
lois qui régissent le psychisme des hommes…</p>
]]></content:encoded>
		<itunes:summary>2017-2018
Obsessions textuelles
l’émission où Philo. s’habille et se déshabille de jazz...
etnbsp;
Lionel vous propose une émission philosophique autour d’une phrase ou d’un texte.
Ces phrases seront comme des vagues qui renverseront le frêle esquif où nous avions pris
refuge. Tout éclaboussé d’une fraîcheur retrouvée, nous verrons alors le soleil darder de
ses rayons l’eau vivifiante…
Ce mois-ci, David Hume.
1739, il rédige son œuvre principale en France, à La Flèche, dans la Sarthe, là même
où Descartes fit ses études. Le livre, Traité de la nature humaine, n’aura pas de succès
mais il va persévérer... Il deviendra célèbre, il fréquentera les encyclopédistes et les
salons parisiens, connaîtra Rousseau, l’invitera à se réfugier en Angleterre, avant que ce
dernier ne se fâche…
1776, Hume  meurt à Edimbourg où il était nait 65 ans plus tôt.
Voici donc la phrase écrite en France par notre jeune homme de 23 ans :
« L’esprit est une sorte de théâtre où différentes perceptions font successivement
leur apparition, passent, repassent, glissent et se mêlent en une infinie variété de
positions et de situations. »
J’ai longtemps pensé que Hume était le destructeur du Moi alors qu’il en est au
contraire l’architecte patient, capable detamp;#39;en reconstituer les strates et les matériaux.
Si l’identité que nous attribuons à l’esprit de l’homme n’est qu’une identité fictive, cette
idée du moi n’est pas du même ordre que les autres, elle est une fiction produite par les
lois qui régissent le psychisme des hommes…</itunes:summary>		<itunes:image href="https://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2017/10/20170728_1935231.jpg"></itunes:image>		<enclosure url="http://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2017-2018/EmissionSpeciale/20171007obsessiontextuelle.mp3" length="71963167" type="audio/mpeg"></enclosure>
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		<title>Obsessions Textuelles &#8211; 02 Mars</title>
		<link>https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-02-mars/</link>
		<pubDate>Mon, 27 Mar 2017 15:17:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Campus Grenoble</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Obsessions textuelles, l’émission qui s’habille et se déshabille de jazz &#160; Pour cette émission, je vous propose une phrase, juste une phrase mais une phrase juste. Elle provient de la réponse de Jean-Jacques à la question mise au concours par... <a class="more-link" href="https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-02-mars/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
		<itunes:subtitle>Obsessions textuelles, l’émission qui s’habille et se déshabille de jazz andnbsp; Pour cette émission, je vous propose une phrase, juste une phrase mais une phrase juste. Elle provient de la réponse de Jean-Jacques à la ques</itunes:subtitle>
		<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: center;">Obsessions textuelles,</h1>
<h3 style="text-align: center;">l’émission qui s’habille et se déshabille de jazz</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour cette émission, je vous propose une phrase, juste une phrase mais une phrase</p>
<p>juste. Elle provient de la réponse de Jean-Jacques à la question mise au concours par</p>
<p>l’Académie de Dijon en 1754. La question porte sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes,</p>
<p>elle demande si une telle inégalité est autorisée par la nature. Rousseau va rapidement</p>
<p>rédiger son discours mais il a été patiemment réfléchi lors de ses longues promenades à</p>
<p>travers les bois… Il y met la dernière main le 12 juin 1754,– à Chambéry précisément.</p>
<p>Voici donc ces quelques mots</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Il ne serait pas [&#8230;] raisonnable de croire que les Peuples se sont d&amp;#39;abord jetés entre les</p>
<p>bras d&rsquo;un Maître absolu, sans conditions et sans retour, et que le premier moyen de</p>
<p>pourvoir à la sûreté commune qu&amp;#39;aient imaginé des hommes fiers et indomptés, a été de se</p>
<p>précipiter dans l&rsquo;esclavage. » …</p>
<p>J.J. Rousseau, Discours sur l’origine et le fondement de l’inégalité parmi les hommes</p>
]]></content:encoded>
		<itunes:summary>Obsessions textuelles,
l’émission qui s’habille et se déshabille de jazz
etnbsp;

Pour cette émission, je vous propose une phrase, juste une phrase mais une phrase

juste. Elle provient de la réponse de Jean-Jacques à la question mise au concours par

l’Académie de Dijon en 1754. La question porte sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes,

elle demande si une telle inégalité est autorisée par la nature. Rousseau va rapidement

rédiger son discours mais il a été patiemment réfléchi lors de ses longues promenades à

travers les bois… Il y met la dernière main le 12 juin 1754,– à Chambéry précisément.

Voici donc ces quelques mots

etnbsp;

« Il ne serait pas [...] raisonnable de croire que les Peuples se sont detamp;#39;abord jetés entre les

bras dun Maître absolu, sans conditions et sans retour, et que le premier moyen de

pourvoir à la sûreté commune quetamp;#39;aient imaginé des hommes fiers et indomptés, a été de se

précipiter dans lesclavage. » …

J.J. Rousseau, Discours sur l’origine et le fondement de l’inégalité parmi les hommes</itunes:summary>		<itunes:image href="https://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2017/02/lionel-1.jpg"></itunes:image>		<enclosure url="http://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2016-2017/ObssessionTextuel/20161123ObsessionTextuelleEp1Final.mp3" length="71963167" type="audio/mpeg"></enclosure>
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		<title>Obsessions Textuelles &#8211; Le Loup et l&#8217;Agneau &#8211; 02 Fevrier</title>
		<link>https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-le-loup-et-lagneau-02-fevrier/</link>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 15:35:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Campus Grenoble</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Loup et l&#8217;Agneau La Fontaine disait : « Le monde est vieux, dit-on, je le crois ; cependant – Il le faut amuser encor comme un enfant. » Partons visiter cet « objet parfait », «  cette merveille, pas un mot de trop ; pas un trait, pas un des propos du dialogue, qui ne soit révélateur.... <a class="more-link" href="https://campusgrenoble.org/podcast/obsessions-textuelles-le-loup-et-lagneau-02-fevrier/">Continue Reading &#8594;</a>]]></description>
		<itunes:subtitle>Le Loup et landrsquo;Agneau La Fontaine disait : « Le monde est vieux, dit-on, je le crois ; cependant – Il le faut amuser encor comme un enfant. » Partons visiter cet « objet parfait », «  cette merveille, pas un mot de tro</itunes:subtitle>
		<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;"><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;"><i>Le Loup et l&rsquo;Agneau</i></span></span></h3>
<p><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;">La Fontaine disait : « Le <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=monde">monde</a> <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=est">est</a> <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=vieux">vieux</a>, <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=dit_on">dit-on</a>, je le <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=crois_">crois ;</a> <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=cependant">cependant</a> – Il le <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=faut">faut</a> <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=amuser">amuser</a> <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=encor">encor</a> <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=comme">comme</a> un <a href="http://www.dicocitations.com/citation.php?mot=enfant">enfant</a>. » </span></span></p>
<p><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;">Partons visiter cet « objet parfait », «  cette merveille, pas un mot de trop ; pas un trait, pas un des propos du dialogue, qui ne soit révélateur. C&rsquo;est un objet parfait. » A.Gide (Journal 1939-1949, Bibl.de La Pléiade).</span></span></p>
<p><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;">Ecoutons donc et surtout voyons cette merveille qui, tout en permettant de s’amuser un peu, invite à penser beaucoup…</span></span></p>
<p><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;"><br />
</span></span><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;"><b>LE LOUP ET L&rsquo;AGNEAU</b></span></span></p>
<p><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;">« La raison du plus fort est toujours la meilleure :<br />
Nous l&rsquo;allons montrer tout à l&rsquo;heure.<br />
Un Agneau se désaltérait<br />
Dans le courant d&rsquo;une onde pure.<br />
Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,<br />
Et que la faim en ces lieux attirait.<br />
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?<br />
Dit cet animal plein de rage :<br />
Tu seras châtié de ta témérité.<br />
Sire, répond l&rsquo;Agneau, que Votre Majesté<br />
Ne se mette pas en colère ;<br />
Mais plutôt qu&rsquo;elle considère<br />
Que je me vas désaltérant<br />
Dans le courant,<br />
Plus de vingt pas au-dessous d&rsquo;Elle ;<br />
Et que par conséquent, en aucune façon,<br />
Je ne puis troubler sa boisson.<br />
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,<br />
Et je sais que de moi tu médis l&rsquo;an passé.<br />
Comment l&rsquo;aurais-je fait si je n&rsquo;étais pas né ?<br />
Reprit l&rsquo;Agneau ; je tette encor ma mère<br />
Si ce n&rsquo;est toi, c&rsquo;est donc ton frère.<br />
Je n&rsquo;en ai point. C&rsquo;est donc quelqu&rsquo;un des tiens :<br />
Car vous ne m&rsquo;épargnez guère,<br />
Vous, vos Bergers et vos Chiens.<br />
On me l&rsquo;a dit : il faut que je me venge. »<br />
Là-dessus, au fond des forêts<br />
Le loup l&#8217;emporte et puis le mange,<br />
Sans autre forme de procès.</span></span><span style="font-family: Cambria, serif;"><span style="font-size: large;"> »</span></span></p>
]]></content:encoded>
		<itunes:summary>Le Loup et lAgneau
La Fontaine disait : « Le monde est vieux, dit-on, je le crois ; cependant – Il le faut amuser encor comme un enfant. » 

Partons visiter cet « objet parfait », «  cette merveille, pas un mot de trop ; pas un trait, pas un des propos du dialogue, qui ne soit révélateur. Cest un objet parfait. » A.Gide (Journal 1939-1949, Bibl.de La Pléiade).

Ecoutons donc et surtout voyons cette merveille qui, tout en permettant de s’amuser un peu, invite à penser beaucoup…


LE LOUP ET LAGNEAU

« La raison du plus fort est toujours la meilleure :
Nous lallons montrer tout à lheure.
Un Agneau se désaltérait
Dans le courant dune onde pure.
Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure,
Et que la faim en ces lieux attirait.
Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
Dit cet animal plein de rage :
Tu seras châtié de ta témérité.
Sire, répond lAgneau, que Votre Majesté
Ne se mette pas en colère ;
Mais plutôt quelle considère
Que je me vas désaltérant
Dans le courant,
Plus de vingt pas au-dessous dElle ;
Et que par conséquent, en aucune façon,
Je ne puis troubler sa boisson.
Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
Et je sais que de moi tu médis lan passé.
Comment laurais-je fait si je nétais pas né ?
Reprit lAgneau ; je tette encor ma mère
Si ce nest toi, cest donc ton frère.
Je nen ai point. Cest donc quelquun des tiens :
Car vous ne mépargnez guère,
Vous, vos Bergers et vos Chiens.
On me la dit : il faut que je me venge.
Là-dessus, au fond des forêts
Le loup lemporte et puis le mange,
Sans autre forme de procès. »</itunes:summary>		<itunes:image href="https://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2017/02/lionel.jpg"></itunes:image>		<enclosure url="http://campusgrenoble.org/wp/wp-content/uploads/2016-2017/ObssessionTextuel/20170202ObsessionTextuelle2.mp3" length="71963167" type="audio/mpeg"></enclosure>
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